Le projet Casa Niño Esperanza à Guatemala-City

La « Casa Niño Esperanza » accueille des enfants défavorisés qui vivent dans le quartier de la décharge d’immondices de la capitale guatémaltèque. Ces enfants y reçoivent une formation scolaire ainsi qu’un repas chaud.

Les enfants disposent aujourd’hui d’une véritable école. Les cours ne sont plus donnés dans la rue comme ce fut le cas lors du lancement du projet. Les plus jeunes, qui ont entre trois et six ans, sont en classe le matin. L’après-midi, d’autres enseignantes organisent une école des devoirs pour les enfants qui fréquentent en matinée les écoles des environs. Ils ont entre 7 et 18 ans. L’école compte en tout une centaine d’enfants et d’adolescents.

Depuis son lancement, le projet fonctionne grâce à des dons. Les fonds proviennent de Belgique, de France, des Etats-Unis mais aussi du Guatemala même.

 

C’est la Fondation guatémaltèque Niño Esperanza qui prend en charge les salaires du personnel d’encadrement et qui couvre les frais d’entretien des locaux.

Avec l’argent envoyé par La Source, l’école peut offrir une collation aux enfants et du matériel scolaire. Les dons permettent aussi de payer les frais scolaires que certaines familles ne sont pas en mesure de régler.

PROJET DE RENFORCEMENT SCOLAIRE : le point de la situation au terme de l’année scolaire 2023

Celui-ci est né fin 1990, sous l’inspiration des « Soeurs de la Providence » dans les allées des différents secteurs de la décharge d’immondices de la zone 3 de la ville de Guatemala.
Le projet en faveur de la dignité des garçons et des filles est l’initiative de Soeur Théodora Civel, qui a participé pendant deux ans. Par la suite, soeur Françoise Raymond continuera à donner de l’impulsion et des efforts académiques pendant treize ans.
Elle a continué dans les ruelles des différents secteurs et petit à petit et à mesure que les enfants venaient plus fréquemment, Soeur Françoise Raymond avec quelques mères des différents secteurs ont commencé à chercher et à trouver, des endroits prêtés ou loués afin que les enfants ne soient plus longtemps au soleil ou sous la pluie, ils sont restés à l’abri pendant une douzaine d’années.
En 2008, Stéphanie Arrianza, sa famille et ses amis ont commencé à chercher un terrain et l’ont rapidement trouvé grâce à Monsieur Juan Mini, qui a généreusement accepté que la famille Arrianza commence les travaux de construction de ce que nous appelons aujourd’hui la « Casa Niño Esperanza ».

Expérience vécue durant l’année 2022-2023.

Avec les enfants, chaque année nous commençons le 22 janvier, la journée est divisée en deux parties.

Le matin.

Ce sont des enfants qui ne fréquentent aucune école, ils ont entre trois et six ans. Ils suivent un enseignement adapté à leur âge avec des activités suivant la matière à développer. L’objectif est que lorsque l’enfant va à l’école, son apprentissage se déroule de façon optimale et qu’il soit porteur des idées ou des notions sur des différents sujets.

Les sujets que nous développons avec eux sont :

 

  • Communication et langage.
    On pratique l’écriture de chiffres et de lettres de différentes tailles, introduisant la notion de celles-ci par le son.
  • Environnement social et naturel.
    Connaissance des figures géométriques des ensembles et dessins des nombres.
  • Expression artistique.
    Différentes activités de dessins et de peinture sont réalisées, ce qui permet de découvrir les capacités et les compétences des enfants.

 

Étape d’adaptation et de préparation :

Cela aide l’enfant à développer ses capacités sensorielles, la façon dont il positionne le crayon, et de manière générale dont il exécute les activités assignées lors du dessin de lignes, de courbes, de contours et autres.

  • Éducation physique.
    Nous travaillons la locomotion, la coordination et l’équilibre.

 

L’après-midi.

Cette partie de la journée est destinée aux enfants qui assistent aux écoles et aux collèges. Nous accueillons les enfants entre sept et dix-huit ans, ils sont guidés dans les tâches ou enquêtes proposées par les différentes institutions.
Autres activités :

  • La célébration de la journée de l’amitié.
  • La journée des enfants.
  • La fête des mères.
  • La clôture de la fin de l’année scolaire.

 

Nous avons repris avec les enfants le 22 janvier. Nous en comptons actuellement 140 et ils arrivent tous les jours, du lundi au jeudi.
En matinée, 21 enfants âgés de 3 à 5 ans restent avec nous car ils ne vont pas à l’école. Nous organisons des activités proposées par le ministère de l’Éducation et suivons le programme adapté à leur âge.

Les enfants de 6 à 18 ans, qui vont de la première primaire jusqu’à la fin des secondaires, sont accueillis et guidés dans leurs devoirs scolaires respectifs. C’était une joie pour nous de les voir revenir en présentiel à la Casa Niño Esperanza.

Un des projets qui nous tiendrait à cœur pour cette année serait de poursuivre les cours de français proposés par l’alliance française pour 20 enfants. Ils ont commencé le 28 février dernier et ont cours trois fois par semaine.

Cette année, nous avons également remarqué que certains enfants, au nombre de six, présentaient des problèmes d’élocution et nous aurions donc besoin d’un spécialiste pour pouvoir les aider.

Comme toujours, nous vous remercions pour le soutien que vous apportez à Casa Niño Esperanza. Cela représente une aide précieuse pour pouvoir offrir le meilleur aux enfants : un environnement agréable et plein d’espoir.

Que Dieu vous bénisse et vous le rende au centuple,
Sœur Nidia Almendarez Martínez
Directrice

Le parcours de ces enfants que je vous partage ici est douloureux : leur mère est en prison depuis quatre ans et leur père est pour le moment introuvable. Ils vivent donc avec leur grand-mère paternelle, qui travaille toute la journée tout en étant responsable de ses petits-enfants. Ceux-ci sont accueillis à Casa Niño Esperanza deux jours par semaine.

Les leçons à distance continuent les autres jours et Francisco se rend une fois par semaine à l’école, où l’institutrice lui donne des instructions à suivre et l’aide dans son travail.

Nous déplorons actuellement des morts violentes parmi les familles de certains des enfants. C’est une situation éprouvante qui nous affecte réellement et il est parfois difficile de savoir comment réagir. Nous continuons donc à les accompagner dans ces moments de détresse pour les encourager à aller de l’avant et à ne pas abandonner leurs études face à la situation qu’ils vivent.

Chaque jour est un défi à relever et consiste à construire l’espoir là où il semble inexistant. La générosité de nos donateurs nous permet de poursuivre notre projet et de faire de Casa Niño Esperanza un refuge où les enfants peuvent oublier, le temps de quelques heures, la situation de violence qu’ils vivent au sein de leur famille.

Pour certaines familles, l’économie en récession de jour en jour engendre des conflits affectant les enfants sur le plan émotionnel.

En tant que directrice de Casa Niño Esperanza, je vous suis personnellement reconnaissante du soutien que vous apportez à nos enfants pour les aider dans leurs études.

Que Dieu vous bénisse,
Soeur Nidia María Almendarez Martínez

Maris Angelyna* et Francisco* sont des noms d’emprunt

Retour en haut